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Quand as-tu utilisé des miroirs pour la première fois ?
Je crois que c'était en 1981 à la Kunsthalle de Düsseldorf. Auparavant, j'avais conçu une salle-miroir pour l'exposition « Westkunst » de Kasper König mais celle-ci n'a pas été réalisée. Il n'en reste que des croquis : quatre miroirs pour une pièce.

Entretien avec Hans Ulrich Obrist, 1993 SOURCE

Gerhard Richter: Textes, les presses du réel, Dijon, 2012, ( traduit de l'allemand par Catherine Métais Bürhendt ), p. 294


Ce qui m'a séduit dans ces miroirs était qu'ils ne réclamaient aucune manipulation. Des miroirs achetés dans le commerce. Tout simplement accrochés, sans ajout, pour qu'ils agissent directement et immédiatement. Même au risque d'ennuyer et de faire croire à une démonstration. Ces miroirs, et davantage encore les verres, étaient dirigés contre Duchamp et surtout contre son Grand Verre.

Entretien avec Hans Ulrich Obrist, 1993 SOURCE

Gerhard Richter: Textes, les presses du réel, Dijon, 2012, ( traduit de l'allemand par Catherine Métais Bürhendt ), p. 295


Au fil du temps, le verre a pris une importance croissante dans votre travail. En 1967, vous avez fait votre premier objet en verre, les 4 Scheiben [4 Panneaux de verre] [CR: 160]. Quelle est l'essence de votre relation au verre ? Vous avez noté sur un croquis: « Verre – Symbole (tout voir, ne rien comprendre) ». Ce qui se rapproche le plus du readymade sont vos miroirs […] Que voyez-vous dans le miroir ?
Moi-même. Et puis, je vois immédiatement que cela fonctionne comme une peinture, seulement de façon plus parfaite. Et aussi, comme en peinture, cela montre quelque chose qui n’est pas là – au moins pas là où on l’attend.

Donc, le miroir serait l'artiste parfait ?
Exactement.

Interview with Jan Thorn-Prikker, 2004 SOURCE

Gerhard Richter: Text. Writings, Interviews and Letters 1961–2007, Thames & Hudson, London, 2009, p. 479, ( traduit de l'anglais par l'équipe éditoriale ).


En parcourant les nombreuses interviews que vous avez données, j'ai noté que le thème de l'architecture n'est presque jamais mentionné, ce qui est étrange parce que l'architecture a joué un rôle central dans vos expositions et vous avez eu de nombreux entretiens avec des architectes tout au long de ces années. Et puis il y a aussi l'architecture de votre maison que vous avez dessinée vous-même. […]
L'architecture était, ou est, une sorte de hobby, un goût que j'ai pour le bricolage et la construction de choses. Monter des étagères ou des placards, ou fabriquer des outils, ou dessiner des maisons... La motivation est toujours fonctionnelle ou sociale. S’il est question de changement social, je suis immédiatement pris par le désir de construire et je pense que j'accélère ou anticipe les changements dans ma vie en agissant ainsi, du moins sur le papier. Dans le cas de ma maison, c'était de l'anticipation, en d'autres termes, d'abord construire puis changer sa vie.

Interview with Hans Ulrich Obrist, November 2006 SOURCE

Gerhard Richter: Text. Writings, Interviews and Letters 1961–2007, Thames & Hudson, London, 2009, p. 519


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